Les bons amis (tapis de contes)

Sur une suggestion de ma plus fidèle cliente, Marie-Jeanne, voici un tapis de contes avec des marionnettes à doigt, illustrant Les bons amis (Images de Gerda, Texte de Paul François sur un thème de Fang Yi-K’Iun) édité chez Flammarion en 1959.

 

Les bons amis

 

Il neige tant et tant

Que les champs sont blancs, tout blancs.

Ce petit lapin-là n’a plus rien à manger, rien !

Il ouvre sa porte : « Brr… Qu’il fait froid ! »

Le petit lapin s’en va chercher quelque chose, quelque chose à manger.

Et voilà qu’il trouve, savez-vous quoi ?

Deux carottes rouges, grosses comme ça, qui dormaient sous la neige.

Croque, croque, croque, il en mange une, il n’a plus faim.

Il se dit : « Il fait si froid, il neige si fort, le petit cheval, mon voisin, a sûrement faim.

Je vais porter l’autre carotte chez lui. »

Court, court, le petit lapin, chez le petit cheval, son voisin,

Toc ! Toc ! Il ouvre la porte… Ah ! le petit cheval n’est pas là !

Il laisse la carotte… et s’en va.

Dans la neige qui glisse et qui crisse, le petit cheval cherche quelque chose à manger.

Et voilà qu’il trouve, savez-vous quoi ? Un gros navet, blanc et violet,

qui faisait une bosse sous la neige.

Croque, croque, croque. Il mange le navet. Bon, bon ! Il n’a plus faim,

et il revient dans sa maison.

Il rentre chez lui, voit la carotte, et dit : « Qui me l’apporte ?

C’est le lapin gris : j’ai vu ses petits pas dans la neige !

Comme il est gentil, ce petit lapin gris ! »

Puis il se dit encore :

« Il fait si froid, il neige si fort que le mouton a sûrement faim.

Vite, je lui porte cette carotte et je reviens. »

Galope ! petit cheval, galope !

hop ! hop ! hop ! hop ! hop ! hop !

vers la maison du gros mouton.

Toc ! Toc ! Il ouvre la porte… Ah ! le mouton n’est pas là !

Le petit cheval pose la carotte et s’en va…

Le gros mouton frisé est allé chercher quelque chose à manger.

Et voilà qu’il trouve, savez-vous quoi ? Un chou rouge bien caché sous la neige.

Il mange le chou feuille à feuille, croque, croque, croque.

Il n’a plus faim et il revient dans sa maison.

Mouton entre chez lui, voit la carotte et dit : « Une carotte, qui me l’apporte ?

C’est le petit cheval, je parie : je vois ses pas dans la neige ! »

Et le mouton dit encore :

« Il fait si froid, il neige si fort, le chevreuil a sûrement faim :

je lui porte la carotte et je reviens. »

Le gros mouton trotte, trotte

sur la neige qui glisse et qui crisse,

sur les prés gelés, à travers les bois,

Jusqu’à la maison du petit chevreuil roux.

Toc, toc, il ouvre la porte… Ah ! le chevreuil n’est pas là !

Il laisse la carotte et s’en va.

Le chevreuil est allé chercher quelque chose à manger.

Il a trouvé, savez-vous quoi ?

Une touffe d’herbe gelée et les bourgeons d’un petit sapin.

Il en mange tant qu’il n’a plus faim.

Il rentre chez lui, voit la carotte et dit : « Qui me l’apporte ?

Le mouton marron, je crois : il a perdu un brin de laine, en sortant d’ici. »

Et le chevreuil dit encore :

« Il fait si froid, il neige si fort… le lapin gris a sûrement faim.

Vite, vite, je lui porte cette carotte et je reviens. »

Saute, saute, le petit chevreuil roux, par-dessus les haies, par-dessus les houx,

dans les bois sans feuilles, saute le chevreuil.

Il arrive, il arrive enfin à la porte du petit lapin.

En rentrant chez lui, le lapin gris s’est endormi.

Le chevreuil, tout doux, ouvre la porte

et pose la carotte, tout doux, près du lit.

Le lapin se réveille. Le chevreuil lui dit :

« Il fait si froid, il neige si fort, tu n’as peut-être rien à manger !

Je t’apporte une carotte… »

Et c’est ainsi que,

du cheval au mouton,

du mouton au chevreuil,

la carotte revint au petit lapin gris.

Ah ! les bons, les bons amis !

 

 

Pierre et le Loup (Serge Prokofiev) / Peter and the Wolf

Une autre version de Pierre et le Loup

Pierre et le Loup

Un beau matin, Petit Pierre ouvrit la porte du jardin et s’en alla dans les grands prés verts.

Sur la plus haute branche d’un grand arbre était perché un petit oiseau, ami de Pierre.

« Tout est calme ici », gazouillait-il gaiement.

Un canard arriva bientôt en se dandinant, tout heureux que Pierre n’ait pas fermé la porte du jardin.

Il en profita pour aller faire un plongeon dans la mare, au milieu du pré.

Apercevant le canard, le petit oiseau vint se poser sur l’herbe tout près de lui.

« Mais quel genre d’oiseau es-tu donc, qui ne sait voler ? » dit-il en haussant les épaules.

A quoi le canard répondit :

« Quel genre d’oiseau es-tu, qui ne sait nager ? »

Et il plongea dans la mare.

Ils discutèrent longtemps, le canard nageant dans la mare, le petit oiseau voltigeant au bord.

Soudain quelque chose dans l’herbe attira l’attention de Pierre : c’était le chat qui approchait en rampant.

Le chat se disait : « L’oiseau est occupé à discuter. Je vais en faire mon déjeuner. »

Et, comme un voleur, il avançait sur ses pattes de velours.

« Attention », cria Pierre, et l’oiseau s’envola sur l’arbre tandis que, au milieu de la mare, le canard lançait au chat des « coincoin » indignés.

Le chat rôdait autour de l’arbre en se disant : « Est-ce la peine de grimper si haut ? Quand j’arriverai, l’oiseau se sera envolé ».

Tout à coup, Grand-père apparut. Il était mécontent de voir que Pierre était allé dans le pré.

« L’endroit est dangereux. Si un loup sortait de la forêt, que ferais-tu ? »

Pierre ne fit aucun cas des paroles de son Grand-Père et déclara que les grands garçons comme lui n’avaient pas peur des loups.

Mais Grand-Père prit Pierre par la main, l’emmena à la maison et ferma à clé la porte du jardin.

Il était temps. À peine Pierre était-il parti, qu’un gros loup gris sortit de la forêt.

En un éclair, le chat grimpa dans l’arbre. Le canard se précipita hors de la mare en caquetant.

Mais malgré tous ses efforts, le loup courait plus vite… Le voilà qui s’approche… de plus en plus près, plus près, il le rattrape… s’en saisit et l’avale d’un coup.

Et maintenant, voici où en étaient les choses : le chat était assis sur une branche, l’oiseau sur une autre – à bonne distance du chat, bien sûr – tandis que le loup faisait le tour de l’arbre et les regardait tous les deux avec des yeux gourmands.

Pendant ce temps, derrière la porte du jardin, Pierre observait ce qui se passait, sans la moindre frayeur.

Il courut à la maison, prit une grosse corde et grimpa sur le mur.

Une des branches de l’arbre, autour duquel tournait le loup, s’étendait jusqu’au mur.

Pierre s’empara de la branche, puis monta dans l’arbre.

Pierre dit alors à l’oiseau : « Va voltiger autour de la gueule du loup, mais prends garde qu’il ne t’attrape ».

De se ailes, l’oiseau touchait presque la tête du loup qui sautait furieusement après lui pour l’attraper.

Oh ! que l’oiseau agaçait le loup ! et que le loup avait envie de l’attraper !

Mais l’oiseau était bien trop adroit et le loup en fut pour ses frais.

Pendant ce temps, Pierre fit à la corde un nœud coulant, et le descendit tout doucement.

Il attrapa le loup par la queue et tira de toutes ses forces.

Le loup, se sentant pris, se mit à faire des bonds sauvages pour essayer de se libérer.

Mais Pierre attacha l’autre bout de la corde à l’arbre, et les bonds que faisait le loup ne firent que resserrer le nœud coulant.

C’est alors… c’est alors que les chasseurs sortirent de la forêt. Ils suivaient les traces du loup et tiraient des coups de fusil.

Pierre leur cria du haut de l’arbre : « Ne tirez pas. Petit oiseau et moi, nous avons déjà attrapé le loup. Aidez-nous à l’emmener au jardin zoologique. »

Et maintenant, imaginez la marche triomphale :

Pierre en tête ; derrière lui les chasseurs traînant le loup et, fermant la marche, le Grand-Père et le chat.

Le Grand-Père, mécontent, hochait la tête en disant : « Ouais ! Et si Pierre n’avait pas attrapé le loup, que serait-il arrivé ? »

Au-dessus d’eux, l’oiseau voltigeait en gazouillant gaiement : « Comme nous sommes braves, Pierre et moi. Regardez ce que nous avons attrapé ».

Et si vous écoutez attentivement, vous entendrez le canard caqueter dans le ventre du loup, car dans sa hâte le loup l’avait avalé vivant !

Nouveaux petits théâtres pour mes marionnettes / new little theaters for my finger puppets

Voici six théâtres au format A4 (déplié) / A5, pour mes marionnettes à doigt,

le premier avec ma petite japonaise

et sans ,

un second avec la grand-mère

,

un troisième avec le petit chaperon rouge

,

un quatrième avec l’oursonne

,

un cinquième avec la princesse

  ,

et le dernier avec… tiens je m’étonnais que tu ne te sois pas déjà glissé quelque part !

les sapins, j’aime bien

Si vous voulez nous voir et même nous acheter, venez sur le parvis de l’hôpital nord à Marseille le mardi 23 avril

À l’Hôpital Nord le mardi 7 mai

Vous voulez nous voir ?

Oui, oui, oui !

Alors, venez au petit marché à l’entrée de l’Hôpital Nord à Marseille

mardi prochain le 7 mai, le matin uniquement !

Et profitez-en car ce sera sans doute mon dernier marché.

(ce sont les photos de ceux de juin et juillet 2017)

 

Vendredi, Samedi et Dimanche, tous Cours d’Estienne d’Orves

Venez nous voir du vendredi après-midi au dimanche soir, lors des 3 jours des Métiers d’Arts, 19 Cours Estienne d’Orves à l’Espace « Les Rotatives »

« 

Nous serons tous là :

     

etc.

Ma maison

Enfin du soleil, ce matin.

Venez voir ma petite maison,

Ici ma cuisine, mon salon, ma terrasse, ma salle à manger etc.

Au 1ere étage, ma chambre,

vous avez vu le beau papier peint !

Au second, mon atelier, avec ma machine à coudre, mon panier avec mes tissus etc.

et au grenier, pour l’instant, pas grand chose, je viens de faire le ménage,

et une vue d’ensemble de ma maison :

 Mais sous l’arbousier, c’était trop pénible avec les arbouses qui me tombaient sur la tête et les bourdons qui faisaient trop de bruit, je me serais cru dans un aéroport.

Là c’était mieux mais il manquait de soleil.

Là c’est bien, installée sur un pas japonais.

Et si vous voulez me voir, venez du 7 au 9 décembre aux trois jours des métiers d’Art, 19 cours d’Estienne d’Orves, à Marseille :

Mes trois dernier(e)s : Mme Renard, M. Loup et la Souris de Beatrix Potter / Miss Fox, Mister Wolf and Beatrix Potter’s Mouse

Oh bonjour, Madame du Renaaard.

Tiens, le loup, tu rodes dans ces parages ?

Permettez que je vous fasse la bise…

Du calme, nous n’avons pas mangé les cochons ensemble, que je sache !

Eh bien, pendant que ces deux là se chamaillent, je m’éloigne…

Ils seraient bien capables de se réconcilier sur mon dos !

Réunion de sorcières / witches’ meeting

Alors, qu’est ce que vous avez rencontré dans le bois ?

Eh bien, auprès du vieil arbousier géant, j’ai vu…

Mais quoi encore ?

Deux sorcières autour d’un chaudron !

Aïe, aïe, aïe !!

Et là soudain une troisième a surgi dans mon dos !!!

Ah, je n’avais jamais couru aussi vite de ma vie !

Alors ma chère, qu’est ce qui vous a retardé ?

Un bruit, mais ce n’était qu’une souris trop curieuse,

avec la frousse que je lui ai faite, elle va courir longtemps !

Oh, mais vous êtes élégante ce soir.

N’est-ce pas.

Bon mesdames, plutôt que parler chiffons, si nous passions à la préparation de la potion ?

À la grenouille, j’ajouterais bien quelques poils que cette souris a abandonnés dans sa fuite.

Vous savez ce que je vois au fond du chaudron ?

Non ?

Que du 7 au 9 décembre, nous serons aux 3 jours des métiers d’arts, cours d’Estienne d’Orves à Marseille.

Conversations de souris / talk between mice

Oh là là, quelle aventure !

Vite, je vais raconter ça à ma copine.

C’est gentil de venir me voir,

venez que je vous montre ma nouvelle maison.

Oh la belle broderie sur l’oreiller !

C’est un cadeau de Petite Poule Rousse.

Et vous avez l’électricité ?

Oui, mais surtout les jours de mistral,

quand il fait soleil et que l’éolienne tourne.

Le poêle à bois, l’horloge,

tout le confort moderne !

… mais je ne vous ai même pas demandé,

vous avez trouvé facilement le chemin ?

Oh oui, mais près du grand chêne,

devinez ce que j’ai vu

suite une prochaine fois

Cercle à broder pour chaperon rouge et loup / embroidery hoop for Little Red Riding Hood and wolf

Bonjour, petit chaperon rouge, tu n’as pas peur de te promener seule dans la forêt ?

Si, un peu, il paraît qu’il y rôde un Méééchaant CHASSEUR !

Gentil loup, tu veux m’accompagner jusque chez Mère-Grand pour m’éviter les mauvaises rencontres ?

Euh, ben… c’est à dire que… les chasseurs, moi, je …