Grands-mères

Qu’y a-t-il dans ce sac ?

une grand-mère, qui tricote.

Elle a son petit lit fleuri.

Et derrière cette carte-maison ?

Coucou, c’est encore notre grand-mère.

Vous avez vu mes beaux rideaux ?

Mais venez voir ma voisine,

Moi aussi j’ai ma maison pliante en carte :

avec ses petits rideaux,

et mon lit fleuri.

Voici tout l’ensemble.

Au revoir,

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Une première boite pour les ours

Voici ma petite maison en boite :

au fond un bon poêle pour l’hiver :

À côté, ma pendule :

Vous avez vu mes draps fleuris, le papier peint sur le mur, le bel oreiller :

Et mon beau lustre, avec le plafond en bois peint :

J’ai aussi mon cache-col, mon bonnet pour l’hiver, ma petite table avec mon assiette et sa cuiller :

Admirez le parquet typique des cabanes au Canada !

Au revoir,

Macha et l’ours (autre version)

Pour illustrer cette amusante histoire où la petite Macha roule le gros ours dans la farine,

Voici une nouvelle version en marionnettes à doigt, Macha

et l’ours,

très heureux d’être là,

prêts pour l’histoire,

avec un sac pour les contenir, décoré par le petit bonhomme en pain d’épice, et le rouleau à pâtisserie avec lequel Macha fait ses bons gâteaux.

 

Voici toutes les références de l’histoire : Macha et l’ours, texte de Robert Guiraud, d’après la tradition russe, illustrations d’Anne Buguet, le Père Castor.

Le gros navet / the gigantic turnip

Dans la campagne russe, dans la petite isba vivent le grand-père, la grand-mère, leur petite fille Macha, le chien, le chat… et la souris (chut, je suis là incognito).

Ils ont passé l’hiver près du gros poêle qui trône dans la pièce, avec les poissons fumés accrochés au-dessus.

Mais après le long hiver russe, la neige avait fondu, le printemps était revenu et il était temps de semer les légumes dans le potager.

Tout le jour le grand-père avait semé,

et pour finir il avait déposé une graine de navet dans un trou.

Le grand-père et la grand-mère prirent bien soin de leurs plantations.

Le grand-père en particulier arrosait soigneusement ses légumes,

et tous les jours il voyait le navet pousser, pousser, pousser…

  • Regarde, déjà une feuille…

  • Il pousse bien…

  • Quel superbe navet…

  • Mais il va s’arrêter quand de pousser, ton navet ?

Et le navet avait tant poussé que le jour de la récolte venue, le grand-père se demanda comment il allait le cueillir.

Alors il retroussa ses manches, cracha dans les mains,

empoigna les feuilles du navet, s’arc-bouta et tira, tira, tira…

Mais le navet ne bougea pas d‘un poil, enfin d’une feuille !

  • Oh ce navet commence à m’énerver. Grand-mère, viens m’aider !

La grand-mère prit le grand-père par la taille,

le grand-père s’arc-bouta,

la grand-mère aussi,

et ils tirèrent, tirèrent, tirèrent…

Mais le navet ne bougeait toujours pas !

Le grand-père se gratta la tête puis,

  • Appelle notre petite-fille,

  • Macha, viens nous aider, appela la grand-mère.

Macha se cramponna à sa grand-mère,

le grand-père s’arc-bouta,

la grand-mère aussi,

Macha aussi,

et ils tirèrent, tirèrent, tirèrent, tout en scandant : « tire, tire, tire, tire-navet ! »…

Mais le navet ne bougeait toujours pas !

Le grand-père était désespéré, Macha siffla alors son chien !

  • Où t’as appris à siffler comme ça, Macha ?

demanda grand-mère, mais avant qu’elle réponde, son chien déboula de la maison

– Ouaf, ouaf, me voilà, me voilà, c’est pourquoi, c’est pourquoi ? – se précipita dans le potager et s’accrocha à Macha.

Le grand-père s’arc-bouta,

la grand-mère aussi,

Macha aussi,

Le chien aussi en aboyant,

et ils tirèrent, tirèrent, tirèrent, tout en scandant : « tire, tire, tire, tire-navet ! » et « ouah, ouah, ouah »…

Mais le navet ne bougeait toujours pas !

Le grand-père était catastrophé, Macha appela alors le chat.

Il arriva en s’étirant – Miaou, pourquoi me tire-t-on de ma sieste ? – et s’accrocha au chien.

Le grand-père s’arc-bouta,

la grand-mère aussi,

Macha aussi,

Le chien aussi en aboyant,

Le chat aussi en miaulant,

et ils tirèrent, tirèrent, tirèrent, tout en scandant : « tire, tire, tire, tire-navet ! », « ouah, ouah, ouah » et « mia, mia, mia »…

Mais le navet ne bougeait toujours pas !

Le grand-père était effondré, Macha pleurait, le chat et le chien se regardaient…

Et c’est alors que la souris sortit de la maison et proposa son aide.

  • Tu sais faire autre chose que grignoter le fromage ?

lui dit le chien.

Elle lui tira la langue et s’accrocha au chat, qui ne dit rien car dans le vol de fromage, ils étaient complices !

Le grand-père s’arc-bouta,

La grand-mère aussi,

Macha aussi,

Le chien aussi,

Le chat aussi,

La souris aussi,

Mais ils n’eurent pas le temps de dire « tire, tire, tire, tire-navet ! », « ouah, ouah, ouah », « mia, mia, mia » et « hi, hi, hi », le navet jaillit de terre…

et de surprise, le grand-père tomba sur la grand-mère, Aïe !

La grand-mère tomba sur Macha, Ouille !

Macha tomba sur le chien, Ouah !

Le chien tomba sur le chat, Miaou !

Seule la souris eut juste le temps de se sauver, hi.

Et elle monta sur l’énorme navet en dansant et chantant : « c’est moi la plus forte… »

ce qui énerva un peu les autres !

Mais ils lui pardonnèrent et lui permirent de monter sur le navet tandis que grand-père et grand-mère le ramenaient triomphalement à la maison.

Le chat botté en marionnette à doigt

Je suis le chat botté, version marionnette à doigt, mais ma créatrice n’a pas lésiné sur ma tenue, des bottes au chapeau, admirez !

Oh, mais que vois-je dans le jardin ?

Je veux sortir, je veux sortir !

J’adore les mésanges, laisse-moi aller lui faire la conversation !

Comment, le marquis de Carabas ne te nourrit pas ?

Oh si , j’ai droit aux meilleurs morceaux, mais je manque un peu d’exercice.

Pierre et le loup (Serge Prokofiev) / Peter and the wolf

Branchez la musique de Prokofiev et suivez le guide :

pierre et le loup, intro

 

Un beau matin, Petit Pierre ouvrit la porte du jardin et s’en alla dans les grands prés verts.

Petit Pierre

Sur la plus haute branche d’un grand arbre était perché un petit oiseau, ami de Pierre.

« Tout est calme ici », gazouillait-il gaiement.

Un canard arriva bientôt en se dandinant, tout heureux que Pierre n’ait pas fermé la porte du jardin. Il en profita pour aller faire un plongeon dans la mare, au milieu du pré.

Apercevant le canard, le petit oiseau vint se poser sur l’herbe tout près de lui.

« Mais quel genre d’oiseau es-tu donc, qui ne sait voler ? » dit-il en haussant les épaules.

A quoi le canard répondit :

« Quel genre d’oiseau es-tu, qui ne sait nager ? »

Et il plongea dans la mare.

thème du canard et de l’oiseau

Ils discutèrent longtemps, le canard nageant dans la mare, le petit oiseau voltigeant au bord.

Soudain quelque chose dans l’herbe attira l’attention de Pierre : c’était le chat qui approchait en rampant.

le chat

Le chat se disait : « L’oiseau est occupé à discuter. Je vais en faire mon déjeuner. »

Et, comme un voleur, il avançait sur ses pattes de velours.

« Attention », cria Pierre, et l’oiseau s’envola sur l’arbre tandis que, au milieu de la mare, le canard lançait au chat des « coincoin » indignés.

Le chat rôdait autour de l’arbre en se disant : « Est-ce la peine de grimper si haut ? Quand j’arriverai, l’oiseau se sera envolé ».

Tout à coup, Grand-père apparut. Il était mécontent de voir que Pierre était allé dans le pré.

thème du grand-père

« L’endroit est dangereux. Si un loup sortait de la forêt, que ferais-tu ? »

Pierre ne fit aucun cas des paroles de son Grand-Père et déclara que les grands garçons comme lui n’avaient pas peur des loups. Mais Grand-Père prit Pierre par la main, l’emmena à la maison et ferma à clé la porte du jardin.

Il était temps. À peine Pierre était-il parti, qu’un gros loup gris sortit de la forêt.

le loup

En un éclair, le chat grimpa dans l’arbre. Le canard se précipita hors de la mare en caquetant.

le canard en danger

Mais malgré tous ses efforts, le loup courrait plus vite… Le voilà qui s’approche… de plus en plus près, plus près, il le rattrape… s’en saisit et l’avale d’un coup.

Et maintenant, voici où en étaient les choses : le chat était assis sur une branche, l’oiseau sur une autre – à bonne distance du chat, bien sûr – tandis que le loup faisait le tour de l’arbre et les regardait tous les deux avec des yeux gourmands.

Pendant ce temps, derrière la porte du jardin, Pierre observait ce qui se passait, sans la moindre frayeur.

Il courut à la maison, prit une grosse corde et grimpa sur le mur.

Une des branches de l’arbre, autour duquel tournait le loup, s’étendait jusqu’au mur.

Pierre s’empara de la branche, puis monta dans l’arbre.

Pierre dit alors à l’oiseau : « Va voltiger autour de la gueule du loup, mais prends garde qu’il ne t’attrape ».

De se ailes, l’oiseau touchait presque la tête du loup qui sautait furieusement après lui pour l’attraper.

L’oiseau et le loup

Oh ! que l’oiseau agaçait le loup ! et que le loup avait envie de l’attraper ! Mais l’oiseau était bien trop adroit et le loup en fut pour ses frais.

Pendant ce temps, Pierre fit à la corde un nœud coulant, et le descendit tout doucement. Il attrapa le loup par la queue et tira de toutes ses forces.

Pierre attrape le loup

Le loup, se sentant pris, se mit à faire des bonds sauvages pour essayer de se libérer. Mais Pierre attacha l’autre bout de la corde à l’arbre, et les bonds que faisait le loup ne firent que resserrer le nœud coulant.

C’est alors… c’est alors que les chasseurs sortirent de la forêt. Ils suivaient les traces du loup et tiraient des coups de fusil.

Pierre leur cria du haut de l’arbre : « Ne tirez pas. Petit oiseau et moi, nous avons déjà attrapé le loup. Aidez-nous à l’emmener au jardin zoologique.

Et maintenant, imaginez la marche triomphale :

Pierre en tête ; derrière lui les chasseurs traînant le loup et, fermant la marche, le Grand-Père et le chat.

Le Grand-Père, mécontent, hochait la tête en disant : « Ouais ! Et si Pierre n’avait pas attrapé le loup, que serait-il arrivé ? »

Au-dessus d’eux, l’oiseau voltigeait en gazouillant gaiement : « Comme nous sommes braves, Pierre et moi. Regardez ce que nous avons attrapé ».

Et si vous écoutez attentivement, vous entendrez le canard caqueter dans le ventre du loup, car dans sa hâte le loup l’avait avalé vivant !

La marche triomphale.

 Conte musical de Serge Prokofiev, version française de Gil-Renaud.