Pan, pan

Où est-il, où est-il ?

Qui va là ?

C’est moi, eh fada !

Il est dans les buissons, sors de là ou je vais me fâcher !

Coin, coin, assassin !

Fais attention, c’est le canard du grand-père !

Allez, mets tes lunettes et allons en forêt trouver ce loup.

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Métropolis ?

Non, un des tableaux de commande de l’ancienne imprimerie de la Marseillaise, un lieu loué pour des activités culturelles et brut de décoffrage :

Il faudrait faire appel à quelques graffeurs et il aurait un look d’enfer !

Sinon, mes marionnettes y étaient très à l’aise :

                     

Vous voulez nous voir ?

Boucle d’or et les trois ours,

la souris verte,

et toutes les autres,

Venez aux trois jours des métiers d’art les 15, 16 et 17 décembre, 19 cours Estienne d’Orves (13001 Marseille) à l’espace « les rotatives », pas loin de la Maison de l’Artisanat.

Vous y verrez le tableau Contes de fées,

la p’tite poule verte qui est chez tante Berthe (et toutes les autres),

Je viens de Kyoto avec ma maison,

et moi la mienne,

 

Nous y serons toutes les trois,

Attention, ne m’oubliez pas si vous ne voulez pas subir un sort de la terrible Baba Yaga,

et nous aussi pour vous surveiller, les sorcières,

 

Et bien sûr nous les dragons porte-bonheur,

 

Et plein d’autres marionnettes dont des surprises.

Voici le programme (y ajouter le samedi de 18h30 à 19h30 un concert du groupe « Los Fralibos ») :

et l’affiche :

 

Le dragon vert

De face, avouez-le,  je suis redoutable,

Mon profil droit n’est pas mal non plus,

et le gauche aussi,

J’ai un beau cornet pour me loger,

Bon, la séance photo, ça suffit, je vais prendre l’air,

Au secours, je me suis pris dans les branches de l’arbousier

et d’énormes monstres bourdonnants me tournent autour.

Je croyais les dragons chinois plus courageux, celui-là a peur

des bourdons qui fréquentent l’arbousier à l’automne.

Macha et l’ours

Pour illustrer cette amusante histoire

où la petite Macha roule le gros ours dans la farine,

Voici deux marionnettes à doigt, Macha

Vous avez vu ma belle natte ?

et l’ours,

avec son pullover pour l’hiver,

prêtes pour l’histoire,

avec un sac pour les contenir,

décoré par le petit bonhomme en pain d’épice.

Voici toutes les références de l’histoire : Macha et l’ours, texte de Robert Guiraud, d’après la tradition russe, illustrations d’Anne Buguet, le Père Castor.

Boucle d’or nouvelle

Boucle d’Or et les Trois Ours

Il était une fois…

trois ours qui vivaient dans une belle maison en bois au fond des grands bois. Il y avait gros Papa-Ours un peu bourru, Maman-Ours de moyenne taille et tout petit Bébé-Ours. Chacun possédait sa chaise et son bol. Dans la chambre il y avait trois lits, un très grand pour Papa-Ours, un moyen pour Maman-Ours et un tout petit pour Bébé-Ours.

Un jour, Maman-Ours fit une délicieuse bouillie d’avoine et en versa dans chacun des bols.  » Nous ne pouvons pas la manger tout de suite, dit-elle, elle est beaucoup trop chaude ! « 

 » Si nous allions faire un petit tour dans les bois en attendant que cela refroidisse, proposa Bébé-Ours, Oh oui ! Allons-y !  »  » C’est une bonne idée ! “ dit Papa-Ours. Maman-Ours approuva elle aussi.

Et les trois ours s’enfoncèrent dans les grands bois, humant l’air frais le long des sentiers, laissant derrière eux la porte de la maison entrouverte ; ils ne craignaient pas les voleurs.

Pendant que les trois ours se promenaient, une petite fille aux magnifiques cheveux blonds passait par là. Elle s’appelait Boucle d’Or.

Boucle d’or habitait avec sa maman une maisonnette près des bois. Sa maman lui avait dit de ne jamais aller seule dans les bois. Mais ce jour, comme elle se promenait au bord du bois, au bord seulement, Boucle d’or vit briller sous les arbres une jacinthe bleue. Elle fit trois pas dans le bois et la cueillit. Et là elle vit un peu plus loin une jacinthe blanche, plus belle encore que la bleue. Elle fit trois pas et la cueillit… Et, après avoir suivi une jacinthe après l’autre, elle vit tout un tapis de jacinthes bleues et de jacinthes blanches. Elle y courut et se mit à faire un gros bouquet.

Mais, quand elle voulut sortir des bois, tous les chemins étaient pareils. Elle en prit un au hasard et elle se perdit.

Elle marchait depuis longtemps, longtemps…. quand elle vit la maison des 3 ours.

Lorsqu’elle aperçut la maison des ours,

 » Oh ! Oh ! Y a-t-il quelqu’un ?  » cria-t-elle, mais personne ne répondit.

elle y entra car elle était bien fatiguée et avait grand faim.

 » Huum ! Huum ! Comme ça sent bon !  » s’exclama Boucle d’Or en voyant les trois bols sur la table. Elle grimpa sur un tabouret pour goûter la bouillie de Papa-Ours.

 » Aie ! Elle est trop chaude !  » fit-elle en reposant la cuillère. Elle goûta ensuite celle de Maman-Ours.

 » Oh ! Elle est trop froide !  » dit-elle en repoussant la cuillère. Elle goûta enfin la bouillie de Bébé-Ours et la trouva tout à fait bien. Elle la mangea toute, sans en laisser une seule bouchée.

Boucle d’Or aperçut alors les trois chaises et voulut grimper sur celle de Papa-Ours.

Mais il y avait trop de coussins et elle la trouva trop confortable.

Elle essaya celle de Maman-Ours, mais cette fois il n’y avait même pas un coussin et elle la trouva beaucoup trop dure.

Elle s’installa enfin sur celle de bébé-Ours. Elle était tout à fait bien, confortable et bien rembourrée.

Et Boucle d’Or s’amusa à sauter et à rebondir tant et si bien qu’elle défonça la chaise et tomba par terre. « Aïe ! »

elle fit un tour au grenier,

mais redescendit vite dans la chambre en voyant l’araignée.

 » Je suis fatiguée  » soupira Boucle d’Or en voyant les trois lits dans la chambre. Elle grimpa sur le lit de Papa-Ours, mais redescendit aussitôt. Il était beaucoup trop dur.

Elle essaya ensuite celui de Maman-Ours, mais celui-là était trop mou et plein de bosses.

Elle monta enfin sur le lit de Bébé-Ours, il était tout à fait bien. Boucle d’Or s’y laissa tomber et s’endormit aussitôt.

Au bout d’un moment, les trois ours, très contents de leur promenade dans la forêt, rentrèrent à la maison

et s’aperçurent que l’on avait touché à leurs bols.

 » Quelqu’un a soufflé sur ma bouillie !  » dit Papa-Ours de sa grosse voix bourrue.

 » Quelqu’un a goûté à ma bouillie !  » fit Maman-Ours de sa moyenne voix.

 » Quelqu’un a mangé ma bouillie sans en laisser une miette !  » cria Bébé-Ours de sa toute petite voix.

 » Quelqu’un a tâté ma chaise !  » gronda Papa-Ours de sa grosse voix bourrue.

 » Quelqu’un s’est assis sur ma chaise !  » dit Maman-Ours de sa moyenne voix.

 » Quelqu’un s’est balancé sur la mienne et l’a défoncée !  » pleurnicha Bébé-Ours de sa toute petite voix.

Ils allèrent ensuite dans leur chambre :

 » On a grimpé sur mon lit !  » s’écria Papa-Ours de sa grosse voix.

 » On s’est allongé sur le mien !  » dit Maman-Ours de sa moyenne voix.

 » Venez voir ! Quelqu’un est couché dans mon petit lit !  » S’exclama Bébé-Ours tout surpris.

Papa-Ours avait une si grosse voix, que Boucle d’Or entendit en rêve le barrissement d’un éléphant. Quand Maman-Ours prit la parole, elle crut qu’un corbeau croassait. En entendant Bébé-Ours, elle crut être piquée à l’oreille par un gros bourdon velu, et elle s’éveilla en sursaut.

Elle aperçut alors les trois ours. Aussitôt, elle bondit hors du lit et s’enfuit à toutes jambes.

Les trois ours, qui n’étaient pas de méchants ours, n’essayèrent pas de la rattraper. Mais Papa-Ours lui cria de sa grande voix :

— Voilà ce qui arrive quand on n’écoute pas sa maman !

Et Maman-Ours, de sa moyenne voix :

— Tu as oublié ton bouquet de jacinthes, Boucle d’or !

Et Bébé-Ours, de sa toute petite voix, eut la bonne idée de crier aussi

— Prends le tout petit chemin à droite, Boucle d’or, pour sortir des bois.

Elle ne s’arrêta de courir que lorsqu’elle atteignit sa maison à la lisière des grands bois. Arrivée là, elle pensa : «Ce tout petit ours a été bien gentil. Et pourtant, je lui ai mangé sa soupe ! »

Alors, Papa-Ours répara la petite chaise qui fut bientôt toute neuve. Maman-Ours remit un peu d’ordre dans la chambre, et ils s’installèrent devant trois bols de bouillie d’avoine, qui n’était plus ni trop chaude, ni trop froide, mais juste à point, avec le bouquet de jacinthe dans un beau vase pour décorer la pièce.

Pour raconter des contes de fées

Voici un tableau magnétique, pour raconter tous les contes de fée qui vous inspirent :

Le dragon vole au-dessus des tours, et veille sur le château

et sur la princesse.

Entrez dans le salon de réception :

Lui, c’est mon prince, il est beau, mais un peu timide

La fée est là aussi.

Elle et la sorcière, lors d’un duel magique,

ont transformé mon laboureur en roi

de l’étang ! J’espère qu’elles vont arriver à inverser la formule avant la fin de l’été.

Sinon, je les enverrai toutes les deux faire la moisson à sa place,

avec le dragon pour les surveiller !

Une photo de famille

Des aimants que l’on glisse sous leur vêtement permettent de positionner les marionnettes comme on le souhaite sur le tableau dont le fond est une feuille métallique mince.

Promenons-nous dans les bois

Promenons-nous dans les bois,

Pendant que le loup y est pas.

Si le loup y était,

il nous mangerait.

Mais comm’ il n’y est pas

Il nous mang’ra pas.

Loup y es-tu ?

Que fais-tu ?

Entends-tu ?

  Je mets ma culotte.

Refrain…

 Je mets mon pantalon.

Refrain

Je mets ma chemise.

Zut, mon museau a du mal à passer.

Refrain

Je mets mon tricot.

Ah, les oreilles aussi, elles coincent.

Refrain

Je mets mes chaussettes.

Elles sont belles, hein ! Tricotées par ma maman.

Refrain

Je mets mes chaussures.

Refrain

Euh, noeud pap ou bandana ?

Refrain

Au lieu de chanter bêtement, pouvez-pas me conseiller ? Bon, noeud pap !

Je mets mes lunettes.

Refrain

 Euh, vous avez vu, j’ai le bonnet et l’écharpe tricotés main par ma mamy pour l’hiver.

Refrain

Tout compte fait, il fait trop chaud dehors, restons nature !

Refrain

Et maintenant, je vais vous manger !

 Ah, au secours !

Mais c’était pour rire, revenez…

Le loup a une grande bouche et tout ce qu’il avale tombe directement dans son ventre.

On peut ensuite le sortir grâce  une fermeture-éclair sur le côté.